On a souvent tendance à voir les saisons comme une contrainte :
trop froid, trop chaud, pas le bon moment…

Et pourtant, c’est exactement l’inverse. Les saisons sont un levier puissant pour progresser, si tu apprends à t’en servir.

Les saisons influencent ton niveau d’activité… plus que tu ne le penses

Une étude publiée dans Taylor & Francis montre quelque chose d’intéressant :

Les saisons impactent fortement :

  • les comportements automatiques
  • les envies spontanées de bouger
  • le niveau d’activité global (marcher, sortir, rester actif)

Mais beaucoup moins :

  • les comportements structurés
  • les entraînements planifiés et intenses
  • les objectif à long terme

Ce que ça veut dire concrètement

Ton entraînement ne dépend pas uniquement de ta motivation, mais aussi de ton environnement.

En été / printemps :

  • Tu bouges plus sans t’en rendre compte (tu vas naturellement plus marcher, sortir dehors ou faire des activités extérieures)

Alors qu’en hiver :

  • Plus souvent assis (à cause du froid ou du mauvais temps)

Utiliser la saison comme un outil (et pas une excuse)

Plutôt que de lutter contre la saison, l’idée est simple :

s’adapter pour en tirer un avantage


1. Augmenter ton volume sans ajouter de séances

C’est ici que tu peux faire une énorme différence.

L’objectif : accumuler du volume en zone 2 (endurance fondamentale)

Pas forcément avec des séances en plus…Mais avec ton quotidien.

Exemple concret

  • venir à la salle en courant, prendre le vélo, faire un détour volontaire, marcher davantage.

Résultat :Plus de cardio, meilleure récupération, progression sans fatigue excessive


2. Utiliser la méthode SMART pour rester structuré

Même si la saison influence ton comportement, tu dois garder une direction claire.

👉 Utilise la méthode SMART :

  • Spécifique
  • Mesurable
  • Atteignable
  • Réaliste
  • Temporel

Exemple concret

“Dans 4 semaines, je veux être capable de courir 35 minutes sans arrêt à une allure donnée malgré avoir vécu un entraînement difficile.”

👉 Là, tu as :

  • un objectif clair
  • une durée
  • un critère de réussite


3. Choisir les bons sports selon la saison

Chaque saison ouvre des opportunités.

Et c’est une erreur de toujours faire la même chose toute l’année.

Au printemps / été

Profite pour développer ton endurance :

  • vélo
  • natation
  • trail
  • sports extérieurs

À Montréal par exemple :

  • les terrains de tennis et de pickleball rouvrent progressivement
  • les parcs et le Mont-Royal deviennent des terrains d’entraînement

Pourquoi c’est intéressant ?

Tu développes :

  • ton cardio
  • ta capacité de récupération
  • ta tolérance au volume
  • ton plaisir de découvrir de nouveaux sports

Et ça se transfère directement sur :

  • tes WODs
  • tes performances en salle
  • ton niveau d’énergie quotidien
  • la prévention des blessures

4. Intégrer ton objectif dans ta vie quotidienne

L’erreur classique : séparer “le sport” et “la vie”

Alors que les meilleurs résultats viennent quand les deux sont liés.

Exemple

  • aller au travail en vélo
  • marcher après les repas
  • bouger dès que possible

Ton entraînement ne commence pas à la salle. Il commence dans ta journée.

Tu n’as pas besoin de t’entraîner plus. Tu dois :

  • Optimiser les opportunités de bouger
  • utiliser ton environnement
  • profiter du moment